Avant propos

Dans le monde occidental actuel, on peut constater une renaissance marquée de la croyance en l’efficacité des  moyens spirituels et mentaux de guérison.

À vrai dire, beaucoup de gens, révoltés contre les théories matérialiste de la maladie et les traitements qui prévalurent au dix-neuvième siècle, sont allé à l’extrême opposé, jusqu’à nier complètement l’utilité des remèdes matériels et de l’hygiène.

Baha’u’llah reconnaît la valeur des remèdes matériels comme celle des remèdes spirituels. Il enseigne que la      science et l’art de guérir doivent être parallèlement développés, encouragés, perfectionnés, afin que tous les moyens de lutte contre la maladie, chacun dans leur sphère propre, puissent être utilisés au mieux.

Lorsqu’un membre de la famille de Baha’u’llah tombait malade, on avait recours à un praticien professionnel,    et il était recommandé aux disciples d’agir de même.

Baha’u’llah dit: « Si vous vous sentez malade ou souffrant, adressez-vous à des praticiens habiles. »

(Kitab-i-Aqdas.)

Ceci est tout à fait en harmonie avec l’enseignement baha’i relatif aux sciences et aux arts en général. Toutes les sciences et tous les arts qui servent l’humanité, même du point de vue matériel, doivent être appréciés et encouragés. C’est par la science que l’homme devient le maître des choses matérielles; par l’ignorance,              il en reste l’esclave.

Baha’u’llah écrit : “Ne négligez pas le traitement médical lorsqu’il s’avère nécessaire, mais abandonnez-le dès que la santé est rétablie… Traitez de préférence le mal par la diète; réduisez l’usage des médicaments, et si vous trouvez qu’une herbe simple suffit, n’ayez pas recours à des drogues compliquées. Abstenez-vous de médicaments quand votre santé est bonne, mais utilisez-les dès que cela devient nécessaire.”

(Tablette à un médecin.)

Dans une de ses tablettes, ‘Abdu’l-Baha dit:

“Ô chercheur de vérité! Il y a deux façons de guérir la maladie: les moyens matériels et les moyens spirituels.   La première manière consiste à absorber des médicaments, et la seconde à prier Dieu et à se tourner vers Lui.  Ces deux moyens doivent être employés… De plus, ils ne sont point incompatibles, et vous devez accepter les   remèdes physiques comme venant de la grâce et de la faveur de Dieu qui a révélé et rendu manifeste le savoir médical, afin que ses serviteurs profitent aussi de cette sorte de traitement”

(Tablets of ‘Abdu’l-Baha, vol. III, p. 587.) Ouvrir le livre Sélection des écrits d’Abdu’l-Baha

Il affirme que, si nos instincts et notre goût n’étaient pas altérés par des pratiques absurdes et artificielles,        ils deviendraient des guides sûrs pour choisir le régime approprié, composé d’herbes et de fruits médicinaux et autres remèdes, comme le font les animaux non domestiques. Dans une intéressante causerie sur la guérison, notée     dans “Les Leçons de Saint-Jean-d’Acre”, pp. 263 et 264, il conclut:

“Il est donc établi que l’on peut guérir les maladies par des aliments et des fruits appropriés; mais comme aujourd’hui la science médicale est encore imparfaite, elle n’a pas encore saisi pleinement ces possibilités. Quand elle atteindra la perfection, elle guérira les maladies par une nourriture judicieuse, composée de fruits et de légumes de saveur agréable, et par des traitements variés d’eau froide ou chaude.”

Si l’on emploie les moyens matériels de guérison, le pouvoir qui guérit est essentiellement divin, car les vertus  curatives de l’herbe ou du minéral procèdent du don divin. “Tout dépend de Dieu. La médecine est uniquement une pratique externe, un moyen par lequel nous recevons la guérison céleste.”